« Qui pourrait me croire si je racontais ? Je suis en enfer. Il crie si fort pour que je fasse ce travail, je cède, il me fait peur… s’il me voit inactive, il me tuera… »

Marie MURSKI

est tombée entre les mains puissantes d’un prédateur pervers narcissique. Amoureuse, elle n’a pas vu le piège, ni le chasseur, ni l’affût.Elle décrit le processus irréversible de la violence, de la terreur, du décervelage, année après année, durant quatorze ans. Mise en esclavage, enfermée dans un jardin qui est son œuvre et dont elle finit par comprendre qu’il sera son cimetière, elle est pourtant incapable de le quitter, de s’enfuir en le laissant voué à la destruction.

Le Synopsis « CRIS DANS UN JARDIN »

Marie, sage-femme, poète, écrivain, rencontre en 1990 Hubert Botal, scientifique de haut niveau, créateur d’entreprises, violoniste de talent. La rencontre n’est pas due au hasard. Il a traqué, chassé, rabattu et piégé une proie idéale, une nouvelle femme, la Numéro 5, laquelle lui ferait de l’usage ; car elle a le bon profil, et surtout le bon mental. Marie n’a pas vu le chasseur, ni le piège, ni l’affût. Elle a vu un homme débordant de charme, séduisant, qui l’attendait. Il déploie son amour, le chante, le clame devant tous.Elle est la femme qu’il voyait dans ses rêves, elle devient la merveilleuse princesse, la divine, la belle adorée. Alouette éblouie, elle s’élance en chantant dans les bras du beau prince charmant.Six mois plus tard, sous la menace, Marie cesse de travailler. Elle commence, parce qu’il le demande et pour lui faire plaisir, à créer un jardin autour de la maison de Normandie dans laquelle ils passent tous les Week-ends.Après trois ans de vie à Paris, Hubert Botal décide de déménager définitivement dans cette maison isolée ; il achète autour, juste avant leur mariage, 12 ha de terrain qui, donc, lui appartiennent.Quand Marie arrive dans cette maison, elle n’a plus d’argent (tout son bien a été astucieusement dilapidé par Hubert Botal) n’en gagne pas, tous ses amis et son peu de famille ont été éloignés.Elle cesse alors d’écrire, laisse le roman en cours, car il veut un jardin sur la totalité des champs en friche qui entoure la maison.Elle n’a toujours pas idée de ce qu’il veut pour elle depuis le début, en fait de bonheur : le travail forcené, l’isolement, la terreur, et qu’il puisse la garder dans sa toile d’araignée patiemment tissée, à sa merci et à disposition « légèrement vivante ».Marie reçoit la première gifle à peine deux ans après leur rencontre. Il y eut bien des insultes et des menaces auparavant. Elle veut s’enfuir mais dans la nuit, Hubert Botal la couvre de mots d’amour, elle reste.Cela se reproduira, elle partira plusieurs fois sur la route, à pieds dans la nuit, mais reviendra.
Elle comprend peu à peu qu’elle est inapte à partir. Au fil des années, les violences psychologiques et physiques vont aller crescendo. Très prudent, et jusqu’à la fin, il évitera les coups qui laissent des traces. Dans la maison, des pièces lui sont interdites.

L’équipe artistique et techniqueProjet-Affiche-Provisoire-Cris-dans-un-jardin-Web

Mise en scène
Joël Lefrançois

Avec
Soazig SÉGALOU et Marie MAUCORPS

Chorégraphe : En recrutement
Scénographie : En recrutement
Réalisation vidéo : En recrutement
Univers musical : Gérard Yon et Olivier Soubeyran
Costumes : Pascale Barré
Création Lumières : Nicolas Duclos

Roman « Cris dans un Jardin » aux ÉDITIONS COGITO

Durée du spectacle et Public
Durée : 1h10 (sans entracte)